Petit-déjeuner copieux : œufs brouillés, bacon et céréales au grand air. On monte au sommet de Skogafoss (62 m tout de même) par les escaliers situés à côté. Là-haut bien sûr, vue imprenable ; et derrière nous, nous pouvons apercevoir le glacier d’où découle l’eau de la chute. Quelques photos avant de reprendre la route en direction de Vík.
En chemin, nous nous arrêtons à Dyrhòlaey, presqu’île située à la pointe sud de l’Islande. Devenues une sorte réserve naturelle, les falaises abritent les oiseaux marins. Le site ferme d’ailleurs tous les ans, du 1er mai au 25 juin, pendant la période de ponte.
Quelques kilomètres plus loin, se trouve Reynishverfi. Nous passons devant une petite église typique entourée d’un cimetière. La route débouche sur une plage de sable noir. Vue magnifique sur l’océan, les falaises d’orgues basaltiques d’un côté et celles de Dyrhòlaey de l’autre. Nous prenons le temps de savourer le paysage, avant de repartir.
Au détour d’une montagne, nous arrivons à Vík. En descendant la route, nous arrêtons la voiture devant l’église, qui prône littéralement sur la ville. Nous suivons le chemin qui monte au cimetière. Les morts sont plutôt bien lotis : entre la montagne et les falaises, ils surplombent la petite ville de bord de mer.
Nous descendons ensuite dans le hameau pour reprendre de l’essence. A côté de la station service se trouve un magasin de souvenirs, où ils vendent également des pulls et des chaussettes 100% en laine de moutons islandais. Un peu folklo mais ils ont l’air de tenir bien chaud. De plus, la fabrique est située juste au dessus du magasin, ce qui permet d’en suivre la confection !
Pour atteindre Kirkjubaejarklaustur (à vos souhaits !) ou « Klaustur » pour les intimes et ceux qui, comme nous, ont du mal à parler Islandais, il nous faut traverser un désert de lave et de sable. Quasiment rien ni personne sur 70 km. Il ne vaut mieux pas oublier de faire le plein d’essence avant ! En route, arrêt pique-nique devant une multitude de tas de pierres (sorties de nulle part ?). En réalité, sur ce site se trouvait auparavant une ferme, qui fut détruite au cours d’une éruption volcanique. Suivant la tradition, tout voyageur de passage s’arrêtant ici doit empiler des pierres afin que la suite de leur périple se déroule sans encombre. Ce que nous avons fait. Un petit pipi et quelques gouttes sur les chaussures après, nous reprenons la route. Plus loin, nous croisons un cycliste, qui lutte contre le vent. Trop fort, il est carrément descendu de vélo. En le doublant, bien au chaud dans la voiture, nous avons une grosse pensée pour lui, pleine d’admiration.
Se faisant déjà tard, nous décidons de continuer directement jusqu’à Skaftafell, immense parc national situé au pied du glacier Vatnajökull. De la taille de la Corse, avec ses 8400 km2 et pouvant atteindre une épaisseur de glace d’1 km, ce glacier est le plus grand d’Europe. Après avoir installé la tente en face d'un champ de moutons, nous partons faire une petite ballade d’1h30 dans les environs. Les chemins empruntés nous mènent à deux charmantes cascades : Hundafoss (cascade des chiens) surnommée ainsi car c’est ici que se lavaient les chiens autrefois ; et Svartifoss, entourée d’orgues basaltiques.
De retour au camping, nous voyons débarquer notre cycliste de tout à l’heure ! Au dîner dans la salle commune, nous faisons un peu connaissance : ce québécois est parti à la découverte de l’Islande, seul, sur son vélo, pendant une quarantaine de jours. Chapeau. Pour un petit aperçu de cette troisième journée en vidéo, c'est ici. |